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Mon amour,
La vie défile sous mes yeux comme un paysage derrière la vitre d'une voiture. Je respire, je mange et je dors comme je l'ai toujours fait, cependant, plus rien dans mon existence ne semble demander de participation active de ma part. Je dérive simplement. Je ne sais pas où je vais ni quand j'y arriverais.
Le travail ne réussit pas à me faire oublier ma peine. Et pendant que je t'écris cette lettre, je me demande si cela cessera un jour.
Maintenant que je ne te serre plus dans mes bras, je me sens l'âme vide. Je me surprends à chercher ton visage dans la foule et, bien que je sache que c'est impossible, je ne peux m'en empêcher. Ma quête est vouée à l'échec. Nous avions parlé de ce qui arriverait si nous étions séparés malgré nous. Hélas je ne peux tenir la promesse que je t'ai faite cette nuit-là. Je suis désolé, mon amour, jamais personne ne te remplacera. Les mots que je t'ai chuchotés étaient insensés, et j'aurais dû le savoir. Je n'ai aucune envie de trouver une autre compagnie. Jusqu'à ce que la mort nous sépare, avons-nous murmuré à l'église, et j'en arrive à croire que ces mots sonneront juste jusqu'au jour où je quitterais ce monde.

# Posté le samedi 26 septembre 2009 18:50

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 12:33

_Laura.]

_Laura.]
[ Tu es ce pourquoi j'ai vécu... Jusqu'à maintenant.]



"(...) L'important ce n'est pas de savoir dans quelle ville ou quel coin du monde se trouve l'autre, mais où il se situe dans l'amour qui nous lie à lui. Les erreurs ne comptent pas, il n'y a que ce que l'on vit."



[ Laura... Y'a tant de choses que je ne sais pas.]

# Posté le mercredi 10 juin 2009 14:53

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 13:02

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Mon amour,
Où es-tu ? Assis seul dans la maison plongée dans les ténèbres, je me demande pourquoi nous avons été séparés.
J'ai beau essayer de comprendre, je ne trouve pas la réponse à cette question. La raison est évidente, mais mon esprit la repousse et pendant mes insomnies l'angoisse me ronge. Je suis perdue sans toi. Je n'ai plus d'âme, plus de foyer, je suis tel un oiseau solitaire qui vole sans savoir où il va. Je suis tout cela et rien du tout. Voilà à quoi se résume ma vie sans toi, mon amour. J'attends désespérément que tu me montres comment retrouver le goût de vivre.
Je nous revois tous les deux dans la rue. C'est dans ces moments-là que j'ai découvert ce qu'était le véritable bonheur. Je t'admirais tout en sachant au plus profond de mon âme que nous étions unis à jamais. Est-ce toujours ainsi quand deux êtres s'aiment ? me demandais-je. Je l'ignore, cependant, si j'en juge ma vie depuis que tu m'as été enlevée, je crois connaître la réponse. Je sais que désormais je serais seule.
J e pense à toi, je rêve de toi, je te fais apparaître quand j'ai trop besoin de toi. C'est tout ce qui me reste et cela ne me suffit pas. Jamais je ne pourrais m'en contenter, je le sais, tu m'expliquerais, mais cela aussi m'a été dérobé. Tu as toujours su trouver les mots qui me réconfortaient. Tu étais ma joie de vivre.
Peux-tu savoir ce que j'éprouve sans toi ? Dans mes rêves, je me plais à le croire. Avant de te rencontrer, j'avançais sans but dans la vie, sans logique. Je sais maintenant que chaque mètre parcouru depuis mon premier pas me rapprochait de toi. Nous étions destinés l'un à l'autre.
Mais aujourd'hui, seule chez moi, je découvre que le destin peut blesser un être autant qu'il a pu le combler, et je me demande vraiment pourquoi, de tous les hommes que j'aurais pu aimer en ce monde, il a fallu que je m'éprenne de celui qui le serait enlevé.
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 18:37

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 12:34

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Mon amour,
Tu me manque mon amour. Comme toujours et chaque jour un peu plus. J'ai l'impression que tu es près de moi pendant que j'écris cette lettre. Je sens ton odeur à mes côtés. Pourtant, cela ne m'apporte aucun plaisir. On ne se parle presque plus ou si peu que j'ai la sensation qu'une grande partie de mon être m'échappe tout doucement.
Ce n'est pas faute d'essayer pourtant. La nuit, quand je suis seule, je pense à toi, et quand ma douleur est à son comble tu sembles à chaque fois encore trouver un moyen de me revenir. La nuit dernière, dans mes rêves, je t'ai vue au bout d'une rue. Tu souriais. Tes yeux brillaient dans le soleil. Tu es beau. Jamais personne ne pourra égaler ta beauté. Je m'avance lentement vers toi et, quand tu te retourne enfin, je m'aperçois que je ne suis pas la seule à te regarder. « Vous le connaissez ? » me demande-t-on d'une voix plein d'envie. Et, tandis que tu me souris, je leur réponds simplement la vérité : « Mieux que mon âme. »
Je m'arrête devant toi et je te prends dans mes bras. C'est le moment que j'attends plus que tout. Celui pour lequel je vis, et quand tu me rends mes baisers je m'abandonne, la paix retrouvée.
Je caresse doucement ta joue et tu penche la tête en fermant les yeux. Mes mains sont rêches et ta peau est douce, et je crains un instant que tu ne recules, mais tu ne bouges pas, bien sûr. Jamais tu ne m'as repoussé, et c'est dans ces moments-là que je sais quelle est ma raison de vivre.
Je suis là pour t'aimer, pour te tenir dans mes bras, pour te protéger. Je suis là pour apprendre de toi et recevoir ton amour en retour. Je suis là parce que je ne pourrais être nulle par ailleurs.
Alors, comme toujours, le brouillard se forme tandis que nous nous serrons l'un contre l'autre. C'est une brume lointaine qui s'élève de l'horizon, et je sens ma peur grandir en la voyant se rapprocher. Elle s'étale lentement, enveloppant le monde autour de nous, et nous encercle comme pour prévenir toute fuite. Tel un nuage, elle recouvre tout jusqu'à ce qu'il ne reste plus que nous deux.
Je sens ma gorge se serrer et mes yeux se remplir de larmes parce que je sais que le moment est venu pour toi de partir. Le regard que tu me lances me bouleverse. Je sens ta tristesse et ma propre solitude. La douleur dans mon c½ur, qui ne s'était tue qu'un bref instant, reprend de plus belle tandis que tu te détache de moi. Puis tu écartes les bras et recules dans le brouillard où se trouve ta place et pas la mienne. Je voudrais te suivre, mais tu secoues simplement la tête car nous savons tous les deux que c'est impossible.
Le c½ur brisé, je te regarde disparaître peu à peu. Je fais un effort surhumain afin de tout retenir de cet instant, tout retenir de toi. Malheureusement, très vite, toujours trop vite, ton image s'estompe et le brouillard repart vers sa demeure lointaine. Je suis seule dans la rue et, sans me soucier de ce que pensent les autres, je baisse la tête et pleure, pleure, pleure...

# Posté le lundi 21 septembre 2009 12:34

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 12:38